Je n'en peux plus. Elle a réussi à ne pas me faire partir. Elle a l'art de redevenir de bonne humeur pile au bon moment.
Ce week-end était horrible. Le samedi soir, en plein milieu du week-end, nous venions de visiter la campagne picarde où elle doit aller travailler. J'avais besoin que ça ne craque pas car le lendemain nous allions à la réunion familiale annuelle, l'anniversaire de mon oncle, où je ne voulais pas d'esclandre. Rappelons à nos amis lecteurs et lectrices de charme que ce genre de chose est déjà arrivé. En plein milieu d'un ancien anniversaire, alors que je faisais une blague que les jeux de cartes et son niveau de débutante, j'ai dû subir un courroux sans limite, immédiat, devant tout le monde. Je n'avais que le droit de la fermer. Je veux bien admettre que ma blague pouvait blesser mais de là à ne pas se contrôler et à m'humilier devant ma famille...
Bref, pour en revenir au samedi soir, c'est là qu'elle décide de craquer complètement. Nous venions d'arriver à la gare du Nord pour rendre notre voiture de location, après avoir passé une heure dans les bouchons juste pour traverser la ligne 2. Je mettais du temps à sortir de la voiture car je rassemblais tous les éléments. Elle me l'a fait remarquer vivement. Comme je devais mettre pas mal de choses dans mon manteau, je l'ai mis sur moi, c'est plus facile. Elle m'a alors engueuler parce que je mets mon manteau alors qu'il faisait 30°C dehors. Pas un instant elle n'a voulu comprendre mes explications sur le côté pratique de la chose. "Tu peux bien le remplir sans le mettre." ... Ne nous énervons pas...
En sortant nous prenons le métro pour aller à République. Il fallait récupérer des places de théâtre à la Fnac pour le soir même. Tout ça parce que cette faignasse, qui avait eu deux jours de congé dans la semaine, n'était pas allé se bouger le cul à la Fnac de Metz pour les récupérer. J'avais proposer d'aller à la Fnac des Halles mais madame ne supporte pas les Halles et ses odeurs de sueurs des gens. Je la comprends, mais là ça fait quand même beaucoup. Je me dis alors peut-être qu'il y a une Fnac à République, et comme c'est là qu'est le théâtre ce sera plus simple. Nous subissons trois stations de métro avec plein de gens qui suent. Le calvaire pour elle. Nous sortons et ô surprise, pas de Fnac ! Après moult engueulades, je propose de pousser jusqu'à Bastille où là je suis sûr de mon coup. Elle accepte mais ne veut pas descendre dans le métro, et encore moins monter dans un bus. Nous y allons donc... à pied ! Une longue marche sans rien dire, en se tirant une belle gueule mutuelle.
Arrivé à Bastille, hop on file, elle retire les places, me les donne, et elle sort sans m'attendre. Sortie, elle continue à marcher sans but et va s'asseoir sur un banc. Je m'assied à côté. Puis elle se lève et c'est l'apothéose de l'engueulade où elle me dit qu'elle en a assez, que je ne suis qu'un égoïste qui la traite mal. Je suis prêt à tout assumer et à la quitte mais je ne peux pas parce qu'on est au milieu du week-end et que je ne veux pas mettre à l'eau l'anniversaire de mon oncle. Je finis donc par prendre sur moi et l'a convainc de prendre un verre sur le bar le plus cher de la place ! Ouille pour mes fesses.
Ensuite nous remontons à République. En métro ! Victoire !
Là nous allons dîner au Léon de Bruxelles. A nouveau pour mes fesses.
Puis nous allons au spectacle. Très bon, ça m'a bien changé les idées. "Pour ceux qui restent", au Théâtre le Temple, une pièce de Pascal Elbé reprise par une bande de jeunes acteurs. Très prometteurs ! Et puis au passage j'ai vu Mustapha El Atrassi à l'entrée du théâtre, et ça c'est la classe.
Après cette déferlante de bonheur elle allait mieux. Ouf ! Nous sommes rentrés et le lendemain avons passé une journée quasi normale. Et évidemment à la fin du week-end tout cela était oublié et je ne pouvais pas y revenir. Fait chier !
Depuis, je déprime beaucoup et je me réveille la nuit. Qui plus est, depuis lundi c'est le ramadan. Quelle horreur. Tout cela me donne envie de mourir. D'ailleurs je le dis quand je pars dans mes pensées, au paroxysme du cauchemar, je sors "J'ai envie de mourir." Et ce matin, ça l'a fait craquer comme jamais. Ahahahahah !
Le pire, c'est que c'est vrai. J'en ai envie.
Ciao les p'tits loups.
vendredi 5 septembre 2008
mardi 26 août 2008
La colère
Petite note en aparté : hier elle m'a reproché de ne pas savoir gérer ma colère parce que j'ai envoyé dix messages consécutifs à un fournisseur qui ne me répondait pas. Je l'admets, j'ai été excessif avec ce pauvre fournisseur qui ne faisait que planter mon projet en beauté. Tout cela est vrai et je le prends au sérieux, mais venant de sa part, je trouve ça gonflé. Presque aussi gonflé que ses cuisses de cellulite !
Le ciné
Nous sommes hier soir. J'écris furtivement pour marquer ce qui vient de se passer. Tout est calme dans la maison. Il est 22h. Voici les faits.
En sortant du boulot, nous sommes allés au ciné. Une très bonne idée de sa part pour nous changer les idées. Elle a fait la gueule pendant tout le film, excepté vers la fin quand j'ai enfin réussi à la dérider par mes caresses et mes attentions. Quel calvaire !
Après le film, à peine sortis, je me dis que je vais lui proposer d'aller prendre une pizza (à la maison, c'est le plat prévu ce soir) ou alors je l'emmène au magdo si l'envie lui prend. Elle y pense souvent ces derniers temps. Envolée sa répulsion pour tout ce qui fait grossir.
Et là, gueule immense de sa part ! Ca ne vous rappelle rien ? Mais si, vous savez, sa faculté à basculer du côté obscur, décrite dans le billet sur la guerre datant du 19 février 2008.
A partir de là elle n'a pas décroché un mot de la soirée. J'ai fait la pizza que nous avons mangé devant un navet-western. Je comptais les secondes, impressionné par sa compétence en tirage de tronche, sans frémir. Jamais je n'atteindrais un tel niveau. A la fin du repas, j'ai enfin su la raison. Elle trouvait ça trop nul de ma part d'avoir proposé une pizza ou un magdo, comme si elle n'était qu'une gonzesse qu'on emmène manger ce genre de choses. Comme dans la guerre, tout tourne autour d'une fausse erreur culinaire.
Sachez cependant qu'ici j'ai réussi à connaître la vraie raison. Elle est assez évidente, il s'agit de notre conversation tronquée la veille au soir, mais j'ai quand même réussi à le lui faire avouer. Ce qui nous a permis d'embrayer en continuant ladite conversation. Engueulade en chaîne, moi qui garde mon calme, elle qui campe sur ses positions. Vous savez, dans ces moments là je me rappelle toujours La Zizanie, l'album d'Astérix, où les personnages se mettent à parler avec des bulles de plus en plus verte. C'est un peu ça.
Elle finit par s'éloigner sur le canapé et je reste impassible, à table. Elle me regarde. Le rythme de la conversation a beaucoup ralenti. C'est du jeu de fond de cours. Une phrase fuse, chargée de sens, et l'autre renvoit quelques minutes plus tard. C'est travaillé, ciselé, j'apprécie malgré tout.
Après un long silence, je viens tout proche sur le canapé. Elle fond en larmes dans mes bras.
Puis nous avons poursuivi la conversation. Ben tiens, c'était trop beau, elle ne perd pas le Nord le gueuse ! Elle me dit que je l'aime comme une sœur ou une amie et qu'il manque quelque chose en plus. Je l'avoue, ces derniers temps c'est vrai. Je n'ai pas été aussi bon que d'habitude.
Elle dit que si nous sommes l'un pour l'autre les personnes de nos vies, alors nous aimer ne doit pas être un problème, y compris point de vue sexe.
Là, je rassemble tout le calme qu'il peut y avoir en moi pour asséner le coup fatidique, le smash final, car elle vient juste de me lever la balle.
Je dis que pour moi, c'est l'inverse. Je dis que deux personnes ne peuvent être décrétées unies pour la vie de prime abord et que cette dénomination ne peut être que le fruit d'un amour entier et parfait. Or là je ne vois les éléments rassemblé pour dire cela.
Et là, elle s'est enfermé dans son rôle pour mieux se protéger et m'a fait une prestation du tonnerre. Elle a joué la surprise et s'est levé illico prétextant qu'après avoir entendu ça elle devait aller au lit tellement elle était pénétrée par une grosse fatigue.
Me voilà donc seul sur le canapé, sans bruit dans la maison, et sans même savoir si j'ai un pass pour accéder à mon lit. Pour me remettre de mes émotions et me changer les idées, je zappe et fais quelques mots croisés. Dans un premier temps je me dis que je dois rester éveillé, car je la connais. A tout instant elle peut se relever et venir me causer, et il faut que je sois au top de ma forme pour lui répondre comme il faut. Mais, après un moment, exténué, et comme j'ai une réunion important devant un client le lendemain, je me mets en pyjama et la rejoins au lit. Je m'endors, puis me fait réveiller par elle une heure après. Elle me vire du lit, ce dont je ne me fais pas prier. Je me retrouve sur le lit de la chambre d'ami. Sans drap, sans couverture, mais j'ai ma robe de chambre et il y a un oreiller. Ca ira. Mais c'est sans compter qu'elle va jusqu'à se lever et venir me parler, m'envoyant une tonne de reproches à la figure. Et là je suis content d'avoir tous mes esprits car je lui réponds du tac au tac et ça marche ! Après un court instant, elle retourne au lit et me voilà peinard pour le restant de la nuit. Il est 1h du matin, je me réveille dans cinq heures...
Le lendemain matin, je pars sans qu'elle ne se réveille. Ouf ! Après s'ensuis le schéma habituel. Bien qu'elle sache que je passe la frontière et que donc le téléphone coûte super cher, elle essaye de m'appeler. Je ne réponds pas, évidemment.
Ensuite elle m'envoie un mail pour me dire qu'elle ne me rappellera plus et qu'elle m'a envoyé un sms. Au passage, remarquons que c'est ce jour que choisissent les sms pour ne pas fonctionner !
Tout cela ne l'a pas empêché de me rappeler à 16h30, à mon retour au boulot, pour savoir quand je rentre. Oui parce que fait exprès elle avait pris une RTT aujourd'hui, journée gâchée parce qu'à cause de son état elle n'a pas pu faire grand chose. Je lui dis alors que je compte rentrer vers les 17h30/18h et elle me raccroche limite au nez en me reprochant d'avoir un boulot plus important qu'elle, le tout par une phrase dont elle seule a le secret et que je ne pourrais même pas transcrire ici. Et là elle essaye encore de m'appeler de manière harcelante en appelant en même temps avec son portable sur mon fixe au bureau, et avec le fixe de la maison sur mon portable. Eh oui, c'est intelligent puisque le fixe de la maison apparaît en anonyme.
Et maintenant je dois rentrer et ça me fait bien chier ! Priez pour moi mon dieu car elle va me faire chier à mort, tout ça pour me faire culpabiliser pour que je reste avec elle, et ça va pas être de la tarte parce que si j'arrive enfin à me débarasser d'elle, elle va me le faire payer à mort. Je ne sais pas comment, mais je vais le payer cher, et c'est d'ailleurs ça qui m'a retenu pendant trois ans. Je ne peux pas le retenir plus longtemps, il faut l'affronter maintenant.
A l'aventure, compagnon...
En sortant du boulot, nous sommes allés au ciné. Une très bonne idée de sa part pour nous changer les idées. Elle a fait la gueule pendant tout le film, excepté vers la fin quand j'ai enfin réussi à la dérider par mes caresses et mes attentions. Quel calvaire !
Après le film, à peine sortis, je me dis que je vais lui proposer d'aller prendre une pizza (à la maison, c'est le plat prévu ce soir) ou alors je l'emmène au magdo si l'envie lui prend. Elle y pense souvent ces derniers temps. Envolée sa répulsion pour tout ce qui fait grossir.
Et là, gueule immense de sa part ! Ca ne vous rappelle rien ? Mais si, vous savez, sa faculté à basculer du côté obscur, décrite dans le billet sur la guerre datant du 19 février 2008.
A partir de là elle n'a pas décroché un mot de la soirée. J'ai fait la pizza que nous avons mangé devant un navet-western. Je comptais les secondes, impressionné par sa compétence en tirage de tronche, sans frémir. Jamais je n'atteindrais un tel niveau. A la fin du repas, j'ai enfin su la raison. Elle trouvait ça trop nul de ma part d'avoir proposé une pizza ou un magdo, comme si elle n'était qu'une gonzesse qu'on emmène manger ce genre de choses. Comme dans la guerre, tout tourne autour d'une fausse erreur culinaire.
Sachez cependant qu'ici j'ai réussi à connaître la vraie raison. Elle est assez évidente, il s'agit de notre conversation tronquée la veille au soir, mais j'ai quand même réussi à le lui faire avouer. Ce qui nous a permis d'embrayer en continuant ladite conversation. Engueulade en chaîne, moi qui garde mon calme, elle qui campe sur ses positions. Vous savez, dans ces moments là je me rappelle toujours La Zizanie, l'album d'Astérix, où les personnages se mettent à parler avec des bulles de plus en plus verte. C'est un peu ça.
Elle finit par s'éloigner sur le canapé et je reste impassible, à table. Elle me regarde. Le rythme de la conversation a beaucoup ralenti. C'est du jeu de fond de cours. Une phrase fuse, chargée de sens, et l'autre renvoit quelques minutes plus tard. C'est travaillé, ciselé, j'apprécie malgré tout.
Après un long silence, je viens tout proche sur le canapé. Elle fond en larmes dans mes bras.
Puis nous avons poursuivi la conversation. Ben tiens, c'était trop beau, elle ne perd pas le Nord le gueuse ! Elle me dit que je l'aime comme une sœur ou une amie et qu'il manque quelque chose en plus. Je l'avoue, ces derniers temps c'est vrai. Je n'ai pas été aussi bon que d'habitude.
Elle dit que si nous sommes l'un pour l'autre les personnes de nos vies, alors nous aimer ne doit pas être un problème, y compris point de vue sexe.
Là, je rassemble tout le calme qu'il peut y avoir en moi pour asséner le coup fatidique, le smash final, car elle vient juste de me lever la balle.
Je dis que pour moi, c'est l'inverse. Je dis que deux personnes ne peuvent être décrétées unies pour la vie de prime abord et que cette dénomination ne peut être que le fruit d'un amour entier et parfait. Or là je ne vois les éléments rassemblé pour dire cela.
Et là, elle s'est enfermé dans son rôle pour mieux se protéger et m'a fait une prestation du tonnerre. Elle a joué la surprise et s'est levé illico prétextant qu'après avoir entendu ça elle devait aller au lit tellement elle était pénétrée par une grosse fatigue.
Me voilà donc seul sur le canapé, sans bruit dans la maison, et sans même savoir si j'ai un pass pour accéder à mon lit. Pour me remettre de mes émotions et me changer les idées, je zappe et fais quelques mots croisés. Dans un premier temps je me dis que je dois rester éveillé, car je la connais. A tout instant elle peut se relever et venir me causer, et il faut que je sois au top de ma forme pour lui répondre comme il faut. Mais, après un moment, exténué, et comme j'ai une réunion important devant un client le lendemain, je me mets en pyjama et la rejoins au lit. Je m'endors, puis me fait réveiller par elle une heure après. Elle me vire du lit, ce dont je ne me fais pas prier. Je me retrouve sur le lit de la chambre d'ami. Sans drap, sans couverture, mais j'ai ma robe de chambre et il y a un oreiller. Ca ira. Mais c'est sans compter qu'elle va jusqu'à se lever et venir me parler, m'envoyant une tonne de reproches à la figure. Et là je suis content d'avoir tous mes esprits car je lui réponds du tac au tac et ça marche ! Après un court instant, elle retourne au lit et me voilà peinard pour le restant de la nuit. Il est 1h du matin, je me réveille dans cinq heures...
Le lendemain matin, je pars sans qu'elle ne se réveille. Ouf ! Après s'ensuis le schéma habituel. Bien qu'elle sache que je passe la frontière et que donc le téléphone coûte super cher, elle essaye de m'appeler. Je ne réponds pas, évidemment.
Ensuite elle m'envoie un mail pour me dire qu'elle ne me rappellera plus et qu'elle m'a envoyé un sms. Au passage, remarquons que c'est ce jour que choisissent les sms pour ne pas fonctionner !
Tout cela ne l'a pas empêché de me rappeler à 16h30, à mon retour au boulot, pour savoir quand je rentre. Oui parce que fait exprès elle avait pris une RTT aujourd'hui, journée gâchée parce qu'à cause de son état elle n'a pas pu faire grand chose. Je lui dis alors que je compte rentrer vers les 17h30/18h et elle me raccroche limite au nez en me reprochant d'avoir un boulot plus important qu'elle, le tout par une phrase dont elle seule a le secret et que je ne pourrais même pas transcrire ici. Et là elle essaye encore de m'appeler de manière harcelante en appelant en même temps avec son portable sur mon fixe au bureau, et avec le fixe de la maison sur mon portable. Eh oui, c'est intelligent puisque le fixe de la maison apparaît en anonyme.
Et maintenant je dois rentrer et ça me fait bien chier ! Priez pour moi mon dieu car elle va me faire chier à mort, tout ça pour me faire culpabiliser pour que je reste avec elle, et ça va pas être de la tarte parce que si j'arrive enfin à me débarasser d'elle, elle va me le faire payer à mort. Je ne sais pas comment, mais je vais le payer cher, et c'est d'ailleurs ça qui m'a retenu pendant trois ans. Je ne peux pas le retenir plus longtemps, il faut l'affronter maintenant.
A l'aventure, compagnon...
Le sexe
Mon dieu, mon dieu, mon dieu, que de temps depuis le dernier billet !
Et pourtant, rien n'a changé, tout a continué, yéyééé !
Hier soir c'était pas mal parti. En fait, bonne nouvelle, elle vient tout juste de finir la rédaction de sa thèse. Quelle surprise, la voilà qui me propose de s'occuper de la soirée (sous-entendu, du dîner) pour que je puisse travailler. Enfin après plusieurs mois de stress à me demander comment je vais gérer au boulot, j'ai de nouveau le droit de travailler à la maison. Oh de lali !
Vous connaissez bien votre auteur à présent et savez que dans son égoïsme infini il n'a pas hésité une seule seconde à sauter sur l'occasion. C'était trop beau. Elle a fini allongée sur le canapé à me ressortir de vieux dossiers :
- Le premier n'existe pas. Le week-end prochain nous allons à l'anniversaire de mon oncle, grand rendez-vous familial annuel. Elle m'a dit n'y être allé que deux fois en trois ans et que je n'avais pas voulu l'emmener la première fois. Ce qu'elle oublie, la peste, c'est que la première année nous n'avons pas pu y aller pour des raisons d'emploi du temps. Mais bon, je ne me suis pas lancé dans des explications pour renverser la vapeur, j'avais une présentation PowerPoint à finir !
- Le second existe bel et bien, et c'est même le tout premier ! C'est vous dire s'il y a prescription. Il s'agit du déménagement de madame de Nancy à Saint Etienne quand elle a démarré sa thèse, en septembre 2005. A l'époque nous étions ensemble depuis moins d'un mois. J'avais prévu de passer ce week-end là à Angers avec mon meilleur ami, pas vu depuis un an. C'était un week-end prévu trois mois à l'avance et qui n'allait pas se produire à nouveau avant un moment. D'ailleurs, depuis il n'y en a pas eu. Bref, tout ça pour dire que je ne me voyais pas balancer ce projet pour aider un déménagement d'une personne avec qui je sortais à peine et surtout avec qui je le sentais déjà mal. Sans oublier que j'ai proposé de décaler le déménagement d'une semaine, vu qu'elle pouvait maintenant habiter chez moi le temps de la semaine avant d'être définitivement installée à Saint Etienne. Que nenni. Bref, la voilà qui fait ce déménagement avec pour toute aide... son ex ! Le seul, l'unique, celui qu'elle vient de larguer pour moi. Bien sûr, il ne s'est pas privé de lui faire remarquer que lui l'aide et pas moi. Je ne l'en blâme pas, je comprends ce que c'est et j'aimerais vraiment le rencontrer un jour cet homme là. Il l'a quand même supportée pendant plus de 4 ans, je respecte. Et voilà qu'elle me ressort ça sur le canapé comme si c'était hier. Elle n'aurait pas pu se trouver des amis pour l'aider, cette pimbêche ?!
Mais non, elle n'est pas quelqu'un à avoir des amis. Elle préfère se fâcher avec eux plutôt que d'accepter leurs défauts comme tout le monde fait. Et maintenant vous savez ce qu'elle me sort ? Qu'elle stresse pour son futur déménagement dans l'Oise parce qu'elle n'a pas d'amis pour l'aider. Mais t'aurais pas pu en trouver pendant ces trois ans, des amis, plutôt que de t'acharner à virer tous les miens ?! Moi-même je ne sais pas quel ami pourrait venir nous aider maintenant qu'elle a fait le ménage. Heureusement, elle va essayer de se le faire payer par sa nouvelle boîte.
Après cette avant-première sur le canapé nous sommes allés au lit. J'ai commencé à lire et elle s'est tourné dans son coin pour pleurer. Quand je suis allé vers elle, elle s'est plaint que je ne la touche plus, que je n'ai plus envie d'elle. Ben tiens, vous auriez envie de quelqu'un qui vous fait vivre un tel calvaire ? Mais ça je ne peux pas lui dire comme ça, elle n'entendrait pas et me renverrait direct tout en pleine figure. Alors j'y vais pas à pas, c'est ma technique en ce moment. Et on en arrive à parler de sexe. J'essaye de lui faire comprendre que la manière dont on fait l'amour ne me plaît pas, et aussi qu'elle arrête d'utiliser le mot "câlin" quand elle veut faire l'amour. Il n'y a rien de plus ambigu que ce terme. Qu'est-ce que ça veut dire "je veux des câlins" ? Jusqu'à quel niveau elle en veut ? Des fois, c'est un peu, des fois, c'est beaucoup. Comment je m'en sors ? Alors je lui demande d'employer un autre terme et jamais elle n'a compris ce que je voulais dire. Elle a juste vu en moi quelqu'un de dégoûtant. Je le reconnais, c'est mieux de parler des choses avec romantismes, en prenant des chemins détournés, mais bon sang avec précision et clareté !
Encore une fois, elle n'a pas arrêté de mal me parler, tentant sans arrêt de me faire passer pour le coupable et elle la victime. Je veux bien le croire en un sens, puisque je fais maintenant attention aux caresses que je distribue, vu que je n'en reçois pas. D'ailleurs, depuis quelques temps ça a un effet bénéfique car j'en reçois plus qu'avant. Pas plus tard que samedi matin elle m'a fait un mini massage dans le lit au réveil. Ca m'a détendu à mort et je commençais à me rendormir quand elle me demande "Et moi tu ne me fais pas de câlins ?" Ah mais neuhneuh tu penses bien qu'après m'avoir endormi je ne vais pas te faire de câlins, et encore moins ceux auxquels tu penses, perverses ! Et puis est-ce que je te demande des câlins quand je t'en fais ? Non ! Quand j'en ai envie, je les provoque, je te séduis, je vais te chercher. Quand était-ce la dernière fois que tu es venue me chercher ? Je ne sais plus, il y a sûrement plus d'un an.
Voilà, tout ça pour finir par s'endormir chacun de son côté en faisant la gueule. Je hais cette femme.
Le plus cynique dans tout ça est de penser que nous ne l'avons pas fait depuis deux mois, qu'avant cela nous ne l'avions pas fait pendant six mois, et que ça va durer encore au moins un mois vu que l'on attaque le ramadan lundi prochain.
Heureusement, en septembre, je vais passer deux semaines loin d'elle pour des essais sur ligne dans la banlieue parisienne. Ah quel bonheur, j'ai choisi un hôtel avec sauna et centre de massage. Je vois l'avenir avec sérénité quand je pense à ça. Ah le boulot, comme je t'aime.
Et pourtant, rien n'a changé, tout a continué, yéyééé !
Hier soir c'était pas mal parti. En fait, bonne nouvelle, elle vient tout juste de finir la rédaction de sa thèse. Quelle surprise, la voilà qui me propose de s'occuper de la soirée (sous-entendu, du dîner) pour que je puisse travailler. Enfin après plusieurs mois de stress à me demander comment je vais gérer au boulot, j'ai de nouveau le droit de travailler à la maison. Oh de lali !
Vous connaissez bien votre auteur à présent et savez que dans son égoïsme infini il n'a pas hésité une seule seconde à sauter sur l'occasion. C'était trop beau. Elle a fini allongée sur le canapé à me ressortir de vieux dossiers :
- Le premier n'existe pas. Le week-end prochain nous allons à l'anniversaire de mon oncle, grand rendez-vous familial annuel. Elle m'a dit n'y être allé que deux fois en trois ans et que je n'avais pas voulu l'emmener la première fois. Ce qu'elle oublie, la peste, c'est que la première année nous n'avons pas pu y aller pour des raisons d'emploi du temps. Mais bon, je ne me suis pas lancé dans des explications pour renverser la vapeur, j'avais une présentation PowerPoint à finir !
- Le second existe bel et bien, et c'est même le tout premier ! C'est vous dire s'il y a prescription. Il s'agit du déménagement de madame de Nancy à Saint Etienne quand elle a démarré sa thèse, en septembre 2005. A l'époque nous étions ensemble depuis moins d'un mois. J'avais prévu de passer ce week-end là à Angers avec mon meilleur ami, pas vu depuis un an. C'était un week-end prévu trois mois à l'avance et qui n'allait pas se produire à nouveau avant un moment. D'ailleurs, depuis il n'y en a pas eu. Bref, tout ça pour dire que je ne me voyais pas balancer ce projet pour aider un déménagement d'une personne avec qui je sortais à peine et surtout avec qui je le sentais déjà mal. Sans oublier que j'ai proposé de décaler le déménagement d'une semaine, vu qu'elle pouvait maintenant habiter chez moi le temps de la semaine avant d'être définitivement installée à Saint Etienne. Que nenni. Bref, la voilà qui fait ce déménagement avec pour toute aide... son ex ! Le seul, l'unique, celui qu'elle vient de larguer pour moi. Bien sûr, il ne s'est pas privé de lui faire remarquer que lui l'aide et pas moi. Je ne l'en blâme pas, je comprends ce que c'est et j'aimerais vraiment le rencontrer un jour cet homme là. Il l'a quand même supportée pendant plus de 4 ans, je respecte. Et voilà qu'elle me ressort ça sur le canapé comme si c'était hier. Elle n'aurait pas pu se trouver des amis pour l'aider, cette pimbêche ?!
Mais non, elle n'est pas quelqu'un à avoir des amis. Elle préfère se fâcher avec eux plutôt que d'accepter leurs défauts comme tout le monde fait. Et maintenant vous savez ce qu'elle me sort ? Qu'elle stresse pour son futur déménagement dans l'Oise parce qu'elle n'a pas d'amis pour l'aider. Mais t'aurais pas pu en trouver pendant ces trois ans, des amis, plutôt que de t'acharner à virer tous les miens ?! Moi-même je ne sais pas quel ami pourrait venir nous aider maintenant qu'elle a fait le ménage. Heureusement, elle va essayer de se le faire payer par sa nouvelle boîte.
Après cette avant-première sur le canapé nous sommes allés au lit. J'ai commencé à lire et elle s'est tourné dans son coin pour pleurer. Quand je suis allé vers elle, elle s'est plaint que je ne la touche plus, que je n'ai plus envie d'elle. Ben tiens, vous auriez envie de quelqu'un qui vous fait vivre un tel calvaire ? Mais ça je ne peux pas lui dire comme ça, elle n'entendrait pas et me renverrait direct tout en pleine figure. Alors j'y vais pas à pas, c'est ma technique en ce moment. Et on en arrive à parler de sexe. J'essaye de lui faire comprendre que la manière dont on fait l'amour ne me plaît pas, et aussi qu'elle arrête d'utiliser le mot "câlin" quand elle veut faire l'amour. Il n'y a rien de plus ambigu que ce terme. Qu'est-ce que ça veut dire "je veux des câlins" ? Jusqu'à quel niveau elle en veut ? Des fois, c'est un peu, des fois, c'est beaucoup. Comment je m'en sors ? Alors je lui demande d'employer un autre terme et jamais elle n'a compris ce que je voulais dire. Elle a juste vu en moi quelqu'un de dégoûtant. Je le reconnais, c'est mieux de parler des choses avec romantismes, en prenant des chemins détournés, mais bon sang avec précision et clareté !
Encore une fois, elle n'a pas arrêté de mal me parler, tentant sans arrêt de me faire passer pour le coupable et elle la victime. Je veux bien le croire en un sens, puisque je fais maintenant attention aux caresses que je distribue, vu que je n'en reçois pas. D'ailleurs, depuis quelques temps ça a un effet bénéfique car j'en reçois plus qu'avant. Pas plus tard que samedi matin elle m'a fait un mini massage dans le lit au réveil. Ca m'a détendu à mort et je commençais à me rendormir quand elle me demande "Et moi tu ne me fais pas de câlins ?" Ah mais neuhneuh tu penses bien qu'après m'avoir endormi je ne vais pas te faire de câlins, et encore moins ceux auxquels tu penses, perverses ! Et puis est-ce que je te demande des câlins quand je t'en fais ? Non ! Quand j'en ai envie, je les provoque, je te séduis, je vais te chercher. Quand était-ce la dernière fois que tu es venue me chercher ? Je ne sais plus, il y a sûrement plus d'un an.
Voilà, tout ça pour finir par s'endormir chacun de son côté en faisant la gueule. Je hais cette femme.
Le plus cynique dans tout ça est de penser que nous ne l'avons pas fait depuis deux mois, qu'avant cela nous ne l'avions pas fait pendant six mois, et que ça va durer encore au moins un mois vu que l'on attaque le ramadan lundi prochain.
Heureusement, en septembre, je vais passer deux semaines loin d'elle pour des essais sur ligne dans la banlieue parisienne. Ah quel bonheur, j'ai choisi un hôtel avec sauna et centre de massage. Je vois l'avenir avec sérénité quand je pense à ça. Ah le boulot, comme je t'aime.
lundi 14 avril 2008
L'épilogue du consulat
L'après-midi du consulat elle a osé m'envoyer un sms comme quoi je l'avais déboussollée.
Je la hais.
Je suis allé la chercher à la gare.
Je la hais.
Elle a fait la gueule toute la soirée.
Je la hais.
J'ai essayé de discuter, pour détendre l'atmosphère mais aussi pour s'expliquer, présenter mon point de vue pour essayer d'analyser la situation, bref de faire ce qu'elle me demande de faire en permanence : parler !
Je la hais.
Tu parles Charles ! Elle s'est renfermé sur elle-même et n'a jamais voulu admettre ce qu'elle a fait.
Je la hais.
Sur ce thème elle n'a trouvé comme seule excuse que le fait d'avoir paniqué. Je suis tombé sur les fesses et ai compris que jamais je n'arriverai à lui faire entendre raison si ce n'est au prix d'au moins une soirée perdue à se faire la gueule. J'ai donc plutôt opté pour la soirée réussie car j'étais épuisé et n'avais plus la force de me battre pour ça.
Je la hais.
Je me suis donc moi aussi enfermé sur moi-même, tout en prenant soin de veiller aux fondamentaux : s'occuper du dîner, de mettre un Scrubs, de lui faire sa bouillotte, bref d'être le mari idéal pour qu'elle me foute la paix. Si j'étais parano, je me penserai manipulé. Qu'en pensez-vous docteur ? Bien sûr, pas question que j'aborde un jour cette question avec elle. ("Quoi ?! Comment oses-tu penser un seul instant que je puisse te manipuler ?...")
Je la hais.
Elle a tout de même trouvé le moyen de me dire à un moment que je n'avais pas besoin d'être si miéleux avec elle. Ben tiens.
Là je l'ai haïe encore plus que tout.
Elle a fini par me demander comment s'est passée ma journée. J'ai dit le stricte minimum. J'ai gardé pour moi le plus précieux. Ma discussion privilégiée avec ma collègue de travail, dans le couloir, le moment où je lui ai sussuré quelques mots dans l'oreille, sans que personne ne nous voit. Un joli moment volé ! Puis le déjeuner où je lui ai confié l'avenir de notre couple, et où elle m'a indiqué comment trouver un moyen de ne pas me séparer de ma femme à la fin de son contrat. N'est-ce pas formidable ? Finalement les gens sont biens parfois. A petit dose. Ma théorie est une fois de plus confirmée : je veux vivre seul.
Je la hais.
Je n'ai pas évoqué non plus les moments difficiles à vivre où je ne savais plus où me mettre devant mon stagiaire. Je suis triste et heureux à la fois.
Je la hais.
Ce matin je me suis fait la réflexion qu'après tout, mes insultes envers elle n'étaient que bien méritées après ce qu'elle m'avait fait, et que la voir souffrir à ce point était ma récompense pour mon réalisme et mon pragmatisme au moment où elle avait besoin d'un bon choc pour la remettre en place.
Je la hais et je m'aime !
Tout va bien.
Je la hais.
Je suis allé la chercher à la gare.
Je la hais.
Elle a fait la gueule toute la soirée.
Je la hais.
J'ai essayé de discuter, pour détendre l'atmosphère mais aussi pour s'expliquer, présenter mon point de vue pour essayer d'analyser la situation, bref de faire ce qu'elle me demande de faire en permanence : parler !
Je la hais.
Tu parles Charles ! Elle s'est renfermé sur elle-même et n'a jamais voulu admettre ce qu'elle a fait.
Je la hais.
Sur ce thème elle n'a trouvé comme seule excuse que le fait d'avoir paniqué. Je suis tombé sur les fesses et ai compris que jamais je n'arriverai à lui faire entendre raison si ce n'est au prix d'au moins une soirée perdue à se faire la gueule. J'ai donc plutôt opté pour la soirée réussie car j'étais épuisé et n'avais plus la force de me battre pour ça.
Je la hais.
Je me suis donc moi aussi enfermé sur moi-même, tout en prenant soin de veiller aux fondamentaux : s'occuper du dîner, de mettre un Scrubs, de lui faire sa bouillotte, bref d'être le mari idéal pour qu'elle me foute la paix. Si j'étais parano, je me penserai manipulé. Qu'en pensez-vous docteur ? Bien sûr, pas question que j'aborde un jour cette question avec elle. ("Quoi ?! Comment oses-tu penser un seul instant que je puisse te manipuler ?...")
Je la hais.
Elle a tout de même trouvé le moyen de me dire à un moment que je n'avais pas besoin d'être si miéleux avec elle. Ben tiens.
Là je l'ai haïe encore plus que tout.
Elle a fini par me demander comment s'est passée ma journée. J'ai dit le stricte minimum. J'ai gardé pour moi le plus précieux. Ma discussion privilégiée avec ma collègue de travail, dans le couloir, le moment où je lui ai sussuré quelques mots dans l'oreille, sans que personne ne nous voit. Un joli moment volé ! Puis le déjeuner où je lui ai confié l'avenir de notre couple, et où elle m'a indiqué comment trouver un moyen de ne pas me séparer de ma femme à la fin de son contrat. N'est-ce pas formidable ? Finalement les gens sont biens parfois. A petit dose. Ma théorie est une fois de plus confirmée : je veux vivre seul.
Je la hais.
Je n'ai pas évoqué non plus les moments difficiles à vivre où je ne savais plus où me mettre devant mon stagiaire. Je suis triste et heureux à la fois.
Je la hais.
Ce matin je me suis fait la réflexion qu'après tout, mes insultes envers elle n'étaient que bien méritées après ce qu'elle m'avait fait, et que la voir souffrir à ce point était ma récompense pour mon réalisme et mon pragmatisme au moment où elle avait besoin d'un bon choc pour la remettre en place.
Je la hais et je m'aime !
Tout va bien.
Le consulat
J'ai fait pas mal de boxe dans le vide aujourd'hui.
Elle est allée à Paris pour une demande de visa au consulat. Elle a emporté son ordinateur portable pour ne pas s'ennuyer dans le train. Son cher ordinateur portable qui a pris la place du malheureux disque dur en pole position dans son coeur.
Comme le formulaire du consulat indiquait que les ordinateurs portables ne sont pas admis, la veille je lui ai recommandé d'aller le déposer chez mes parents en arrivant à Paris. Bide total. Mais oui bien sûr Temana, tu ne te souviens pas ? Tu es incapable d'avoir une bonne idée.
Aujourd'hui elle s'est donc retrouvée devant le consulat avec un policier lui disant qu'elle ne pourrait jamais rentrer avec ça et qu'il n'y a pas de vestiaires pour le déposer. Ben tiens, on n'est pas à l'opéra non plus. Donc elle se retrouve un peu conne à devoir paniquer, puis à m'appeler. Enervement total de sa part quand je lui propose l'idée d'aller au boulot de ma mère déposer l'ordinateur et de revenir au consulat. Après moult raccrochages au nez, elle m'explique enfin que si elle part de la file, en revenant ce sera pire. Ben voilà, je peux comprendre quand on m'explique. Mais non il faudrait que je devine tout.
Au passage notons qu'elle n'a sorti aucune idée et que c'est à moi d'avoir l'idée qui va la sortir de la merde dans laquelle elle s'est fourrée parce qu'elle n'a pas suivi mes conseils avisés.
J'étais en train de travailler avec mon stagiaire. En entendant le ton de sa voix je suis sorti. Il pleut. Je ne peux pas rester sous le porche, trop de passage, et les gens fument. Je pars vers la halle d'essai et m'arrête sous un abri de stockage. Pas très discrêt mais je ne trouverai pas mieux. Voilà l'endroit où se passe la majeure partie de ces conversations téléphoniques, pendant lesquelles je ne peux m'empêcher de hausser le ton de la voix et de faire les cent pas comme un italien.
Enfin, je lui propose que ce soit ma mère qui vienne lui prendre l'ordinateur. Elle accepte mais bien évidemment c'est à moi d'appeler ma mère. Heureusement qu'elle est là ma maman. Il faudra que je lui offre quelque chose. Je ne sais pas encore quoi.
Et voilà, l'affaire est résolue par une de mes superbes idées finalement, mais je ne suis pas très fier de celle là et j'aurai préféré ne pas être mis au pied du mur.
Bref : Salooooooooooooooooooooooooooooooooooope !!!!
Elle est allée à Paris pour une demande de visa au consulat. Elle a emporté son ordinateur portable pour ne pas s'ennuyer dans le train. Son cher ordinateur portable qui a pris la place du malheureux disque dur en pole position dans son coeur.
Comme le formulaire du consulat indiquait que les ordinateurs portables ne sont pas admis, la veille je lui ai recommandé d'aller le déposer chez mes parents en arrivant à Paris. Bide total. Mais oui bien sûr Temana, tu ne te souviens pas ? Tu es incapable d'avoir une bonne idée.
Aujourd'hui elle s'est donc retrouvée devant le consulat avec un policier lui disant qu'elle ne pourrait jamais rentrer avec ça et qu'il n'y a pas de vestiaires pour le déposer. Ben tiens, on n'est pas à l'opéra non plus. Donc elle se retrouve un peu conne à devoir paniquer, puis à m'appeler. Enervement total de sa part quand je lui propose l'idée d'aller au boulot de ma mère déposer l'ordinateur et de revenir au consulat. Après moult raccrochages au nez, elle m'explique enfin que si elle part de la file, en revenant ce sera pire. Ben voilà, je peux comprendre quand on m'explique. Mais non il faudrait que je devine tout.
Au passage notons qu'elle n'a sorti aucune idée et que c'est à moi d'avoir l'idée qui va la sortir de la merde dans laquelle elle s'est fourrée parce qu'elle n'a pas suivi mes conseils avisés.
J'étais en train de travailler avec mon stagiaire. En entendant le ton de sa voix je suis sorti. Il pleut. Je ne peux pas rester sous le porche, trop de passage, et les gens fument. Je pars vers la halle d'essai et m'arrête sous un abri de stockage. Pas très discrêt mais je ne trouverai pas mieux. Voilà l'endroit où se passe la majeure partie de ces conversations téléphoniques, pendant lesquelles je ne peux m'empêcher de hausser le ton de la voix et de faire les cent pas comme un italien.
Enfin, je lui propose que ce soit ma mère qui vienne lui prendre l'ordinateur. Elle accepte mais bien évidemment c'est à moi d'appeler ma mère. Heureusement qu'elle est là ma maman. Il faudra que je lui offre quelque chose. Je ne sais pas encore quoi.
Et voilà, l'affaire est résolue par une de mes superbes idées finalement, mais je ne suis pas très fier de celle là et j'aurai préféré ne pas être mis au pied du mur.
Bref : Salooooooooooooooooooooooooooooooooooope !!!!
dimanche 6 avril 2008
L'insomnie
Bientôt 2h du mat', nuit blanche.
Je n'arrive pas à dormir. Trop de stress.
Cette semaine elle est tombée malade. Elle est alors devenue in-sup-por-ta-ble.
C'était juste une pharyngite. Maladie banale qui faillit bien évidemment la faire mourir plusieurs fois.
Je suis alors devenu un larbin. Incapable d'avoir une réflexion productive, toutes mes propositions restaient lettre morte. "Il faut aller chez le médecin" lui dis-je. "Mais non pas besoin et puis pas le temps, passe plutôt à la pharmacie m'acheter des médicaments" me rétorque-t-elle.
Résultat : près de 60 euros de pharmacie, tout ça pour des médicaments inefficaces !
Jeudi ce fut le pompon. Le matin, elle est au plus mal. Au prix d'efforts de négociation infinis, je parviens à la persuader de rester à la maison. Elle m'indique alors que son stagiaire a une réunion ce jour et qu'elle doit lui dire la salle. Le nom de la salle se trouve dans un de ses mails.
Je vais donc à l'ordinateur, armé de son mot de passe. Malheureusement trois essais infructueux plus tard le compte était bloqué. Elle avait oublié de me signaler une majuscule.
Je pars donc en lui promettant qu'en arrivant j'irai illico prévenir le-dit stagiaire.
Le hasard est en marche. Au boulot, personne. Pas de stagiaire, pas de chef, et une réunion qui m'attend à 9h. J'y vais !
A 8h59, elle appelle. Je décroche en sortant précipitamment de la salle, devant mes pairs. Je réponds rapidement que je suis en réunion et que son problème n'est pas trop grave, sous entendu qu'elle peut se débrouiller seule.
La réunion passe et je reçois des messages et sms très véhéments, me reprochant d'avoir bloqué le compte et d'être insensible, soulignant que si elle était en train de mourir, je ne serai pas là pour elle.
T'es pas en train de mourir connasse alors te plaint pas !!!
Il paraît que pour débloquer un compte il faut qu'une autre personne envoie un mail à une adresse particulière en disant "je demande que l'on débloque le compte tant de ma collègue". J'envoie donc. Peu après je reçois la réponse de déblocage, mais ça ne fonctionne toujours pas.
La réunion est enfin finie. Je vais dans mon bureau, chamboulé par les appels incessants et les messages menaçants. J'envoie un nouveau message pour demander cette fois-ci la réinitialisation du mot de passe. Peu après je reçois son nouveau mot de passe et me connecte. Je découvre alors qu'elle avait en fait réussi à se connecter après ma première opération, le tout sans m'en avertir ! Du coup, j'ai eu droit à une scène mémorable où elle m'a reproché d'avoir trop bien fait.
Entretemps, tout cela m'a donné un mal de crâne invalidant. Je vais déjeuner à l'extérieur, une salade, tout ce que je peux avaler. Je cherche un endroit sympa en voiture pour m'installer. Je trouve une rue dans un village des alentours, d'où l'on a un splendide panorama sur Auchan...
Je déprime un peu mais la tête va mieux.
De retour au bureau je l'ai au téléphone et le ton est pire que jamais. Elle ose me dire qu'elle se demande si j'ai encore envie de vivre avec elle. Elle sait que ce genre de manipulation simpliste marche pas mal sur moi. Seulement là je suis excédé et je lui réponds du tac au tac que oui, je ne veux plus vivre avec elle. "That was this close, Jef !" Enervements de sa part, et une phrase clef : "Tu crois qu'on peut me quitter aussi simplement que ça ?" Comme si j'étais vraiment prisonnier. C'en est du moins une sorte d'aveu. Je raccroche.
Peu après, elle m'envoie un message pour me dire que quand je suis dans la merde elle me soutiens. Sous entendu mon gars, t'as pas le droit de me lâcher. Quelques instants plus tard, je l'appelle et fait comme si de rien n'était en lui demandant ce qu'elle a fait cet après-midi et ce qu'elle veut faire ce soir.
Et voilà, je suis rentré, tout a repris son cours et personne n'a reparlé de cette conversation ! Depuis je suis dégoûté et je cherche encore mes couilles pour tout lui déballer.
Qui plus est, ce week-end elle a bossé à mort et m'a mis à contribution. A nouveau je n'étais bon qu'à faire du powerpoint de base, de la cuisine, le ménage, etc.
Je ne m'estime pas vraiment. Je m'énerve moi-même. Je fais de la boxe dans le vide dans la cuisine, quand elle ne voit pas.
Je la hais.
Je vous laisse.
Je n'arrive pas à dormir. Trop de stress.
Cette semaine elle est tombée malade. Elle est alors devenue in-sup-por-ta-ble.
C'était juste une pharyngite. Maladie banale qui faillit bien évidemment la faire mourir plusieurs fois.
Je suis alors devenu un larbin. Incapable d'avoir une réflexion productive, toutes mes propositions restaient lettre morte. "Il faut aller chez le médecin" lui dis-je. "Mais non pas besoin et puis pas le temps, passe plutôt à la pharmacie m'acheter des médicaments" me rétorque-t-elle.
Résultat : près de 60 euros de pharmacie, tout ça pour des médicaments inefficaces !
Jeudi ce fut le pompon. Le matin, elle est au plus mal. Au prix d'efforts de négociation infinis, je parviens à la persuader de rester à la maison. Elle m'indique alors que son stagiaire a une réunion ce jour et qu'elle doit lui dire la salle. Le nom de la salle se trouve dans un de ses mails.
Je vais donc à l'ordinateur, armé de son mot de passe. Malheureusement trois essais infructueux plus tard le compte était bloqué. Elle avait oublié de me signaler une majuscule.
Je pars donc en lui promettant qu'en arrivant j'irai illico prévenir le-dit stagiaire.
Le hasard est en marche. Au boulot, personne. Pas de stagiaire, pas de chef, et une réunion qui m'attend à 9h. J'y vais !
A 8h59, elle appelle. Je décroche en sortant précipitamment de la salle, devant mes pairs. Je réponds rapidement que je suis en réunion et que son problème n'est pas trop grave, sous entendu qu'elle peut se débrouiller seule.
La réunion passe et je reçois des messages et sms très véhéments, me reprochant d'avoir bloqué le compte et d'être insensible, soulignant que si elle était en train de mourir, je ne serai pas là pour elle.
T'es pas en train de mourir connasse alors te plaint pas !!!
Il paraît que pour débloquer un compte il faut qu'une autre personne envoie un mail à une adresse particulière en disant "je demande que l'on débloque le compte tant de ma collègue". J'envoie donc. Peu après je reçois la réponse de déblocage, mais ça ne fonctionne toujours pas.
La réunion est enfin finie. Je vais dans mon bureau, chamboulé par les appels incessants et les messages menaçants. J'envoie un nouveau message pour demander cette fois-ci la réinitialisation du mot de passe. Peu après je reçois son nouveau mot de passe et me connecte. Je découvre alors qu'elle avait en fait réussi à se connecter après ma première opération, le tout sans m'en avertir ! Du coup, j'ai eu droit à une scène mémorable où elle m'a reproché d'avoir trop bien fait.
Entretemps, tout cela m'a donné un mal de crâne invalidant. Je vais déjeuner à l'extérieur, une salade, tout ce que je peux avaler. Je cherche un endroit sympa en voiture pour m'installer. Je trouve une rue dans un village des alentours, d'où l'on a un splendide panorama sur Auchan...
Je déprime un peu mais la tête va mieux.
De retour au bureau je l'ai au téléphone et le ton est pire que jamais. Elle ose me dire qu'elle se demande si j'ai encore envie de vivre avec elle. Elle sait que ce genre de manipulation simpliste marche pas mal sur moi. Seulement là je suis excédé et je lui réponds du tac au tac que oui, je ne veux plus vivre avec elle. "That was this close, Jef !" Enervements de sa part, et une phrase clef : "Tu crois qu'on peut me quitter aussi simplement que ça ?" Comme si j'étais vraiment prisonnier. C'en est du moins une sorte d'aveu. Je raccroche.
Peu après, elle m'envoie un message pour me dire que quand je suis dans la merde elle me soutiens. Sous entendu mon gars, t'as pas le droit de me lâcher. Quelques instants plus tard, je l'appelle et fait comme si de rien n'était en lui demandant ce qu'elle a fait cet après-midi et ce qu'elle veut faire ce soir.
Et voilà, je suis rentré, tout a repris son cours et personne n'a reparlé de cette conversation ! Depuis je suis dégoûté et je cherche encore mes couilles pour tout lui déballer.
Qui plus est, ce week-end elle a bossé à mort et m'a mis à contribution. A nouveau je n'étais bon qu'à faire du powerpoint de base, de la cuisine, le ménage, etc.
Je ne m'estime pas vraiment. Je m'énerve moi-même. Je fais de la boxe dans le vide dans la cuisine, quand elle ne voit pas.
Je la hais.
Je vous laisse.
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