L'après-midi du consulat elle a osé m'envoyer un sms comme quoi je l'avais déboussollée.
Je la hais.
Je suis allé la chercher à la gare.
Je la hais.
Elle a fait la gueule toute la soirée.
Je la hais.
J'ai essayé de discuter, pour détendre l'atmosphère mais aussi pour s'expliquer, présenter mon point de vue pour essayer d'analyser la situation, bref de faire ce qu'elle me demande de faire en permanence : parler !
Je la hais.
Tu parles Charles ! Elle s'est renfermé sur elle-même et n'a jamais voulu admettre ce qu'elle a fait.
Je la hais.
Sur ce thème elle n'a trouvé comme seule excuse que le fait d'avoir paniqué. Je suis tombé sur les fesses et ai compris que jamais je n'arriverai à lui faire entendre raison si ce n'est au prix d'au moins une soirée perdue à se faire la gueule. J'ai donc plutôt opté pour la soirée réussie car j'étais épuisé et n'avais plus la force de me battre pour ça.
Je la hais.
Je me suis donc moi aussi enfermé sur moi-même, tout en prenant soin de veiller aux fondamentaux : s'occuper du dîner, de mettre un Scrubs, de lui faire sa bouillotte, bref d'être le mari idéal pour qu'elle me foute la paix. Si j'étais parano, je me penserai manipulé. Qu'en pensez-vous docteur ? Bien sûr, pas question que j'aborde un jour cette question avec elle. ("Quoi ?! Comment oses-tu penser un seul instant que je puisse te manipuler ?...")
Je la hais.
Elle a tout de même trouvé le moyen de me dire à un moment que je n'avais pas besoin d'être si miéleux avec elle. Ben tiens.
Là je l'ai haïe encore plus que tout.
Elle a fini par me demander comment s'est passée ma journée. J'ai dit le stricte minimum. J'ai gardé pour moi le plus précieux. Ma discussion privilégiée avec ma collègue de travail, dans le couloir, le moment où je lui ai sussuré quelques mots dans l'oreille, sans que personne ne nous voit. Un joli moment volé ! Puis le déjeuner où je lui ai confié l'avenir de notre couple, et où elle m'a indiqué comment trouver un moyen de ne pas me séparer de ma femme à la fin de son contrat. N'est-ce pas formidable ? Finalement les gens sont biens parfois. A petit dose. Ma théorie est une fois de plus confirmée : je veux vivre seul.
Je la hais.
Je n'ai pas évoqué non plus les moments difficiles à vivre où je ne savais plus où me mettre devant mon stagiaire. Je suis triste et heureux à la fois.
Je la hais.
Ce matin je me suis fait la réflexion qu'après tout, mes insultes envers elle n'étaient que bien méritées après ce qu'elle m'avait fait, et que la voir souffrir à ce point était ma récompense pour mon réalisme et mon pragmatisme au moment où elle avait besoin d'un bon choc pour la remettre en place.
Je la hais et je m'aime !
Tout va bien.
lundi 14 avril 2008
Le consulat
J'ai fait pas mal de boxe dans le vide aujourd'hui.
Elle est allée à Paris pour une demande de visa au consulat. Elle a emporté son ordinateur portable pour ne pas s'ennuyer dans le train. Son cher ordinateur portable qui a pris la place du malheureux disque dur en pole position dans son coeur.
Comme le formulaire du consulat indiquait que les ordinateurs portables ne sont pas admis, la veille je lui ai recommandé d'aller le déposer chez mes parents en arrivant à Paris. Bide total. Mais oui bien sûr Temana, tu ne te souviens pas ? Tu es incapable d'avoir une bonne idée.
Aujourd'hui elle s'est donc retrouvée devant le consulat avec un policier lui disant qu'elle ne pourrait jamais rentrer avec ça et qu'il n'y a pas de vestiaires pour le déposer. Ben tiens, on n'est pas à l'opéra non plus. Donc elle se retrouve un peu conne à devoir paniquer, puis à m'appeler. Enervement total de sa part quand je lui propose l'idée d'aller au boulot de ma mère déposer l'ordinateur et de revenir au consulat. Après moult raccrochages au nez, elle m'explique enfin que si elle part de la file, en revenant ce sera pire. Ben voilà, je peux comprendre quand on m'explique. Mais non il faudrait que je devine tout.
Au passage notons qu'elle n'a sorti aucune idée et que c'est à moi d'avoir l'idée qui va la sortir de la merde dans laquelle elle s'est fourrée parce qu'elle n'a pas suivi mes conseils avisés.
J'étais en train de travailler avec mon stagiaire. En entendant le ton de sa voix je suis sorti. Il pleut. Je ne peux pas rester sous le porche, trop de passage, et les gens fument. Je pars vers la halle d'essai et m'arrête sous un abri de stockage. Pas très discrêt mais je ne trouverai pas mieux. Voilà l'endroit où se passe la majeure partie de ces conversations téléphoniques, pendant lesquelles je ne peux m'empêcher de hausser le ton de la voix et de faire les cent pas comme un italien.
Enfin, je lui propose que ce soit ma mère qui vienne lui prendre l'ordinateur. Elle accepte mais bien évidemment c'est à moi d'appeler ma mère. Heureusement qu'elle est là ma maman. Il faudra que je lui offre quelque chose. Je ne sais pas encore quoi.
Et voilà, l'affaire est résolue par une de mes superbes idées finalement, mais je ne suis pas très fier de celle là et j'aurai préféré ne pas être mis au pied du mur.
Bref : Salooooooooooooooooooooooooooooooooooope !!!!
Elle est allée à Paris pour une demande de visa au consulat. Elle a emporté son ordinateur portable pour ne pas s'ennuyer dans le train. Son cher ordinateur portable qui a pris la place du malheureux disque dur en pole position dans son coeur.
Comme le formulaire du consulat indiquait que les ordinateurs portables ne sont pas admis, la veille je lui ai recommandé d'aller le déposer chez mes parents en arrivant à Paris. Bide total. Mais oui bien sûr Temana, tu ne te souviens pas ? Tu es incapable d'avoir une bonne idée.
Aujourd'hui elle s'est donc retrouvée devant le consulat avec un policier lui disant qu'elle ne pourrait jamais rentrer avec ça et qu'il n'y a pas de vestiaires pour le déposer. Ben tiens, on n'est pas à l'opéra non plus. Donc elle se retrouve un peu conne à devoir paniquer, puis à m'appeler. Enervement total de sa part quand je lui propose l'idée d'aller au boulot de ma mère déposer l'ordinateur et de revenir au consulat. Après moult raccrochages au nez, elle m'explique enfin que si elle part de la file, en revenant ce sera pire. Ben voilà, je peux comprendre quand on m'explique. Mais non il faudrait que je devine tout.
Au passage notons qu'elle n'a sorti aucune idée et que c'est à moi d'avoir l'idée qui va la sortir de la merde dans laquelle elle s'est fourrée parce qu'elle n'a pas suivi mes conseils avisés.
J'étais en train de travailler avec mon stagiaire. En entendant le ton de sa voix je suis sorti. Il pleut. Je ne peux pas rester sous le porche, trop de passage, et les gens fument. Je pars vers la halle d'essai et m'arrête sous un abri de stockage. Pas très discrêt mais je ne trouverai pas mieux. Voilà l'endroit où se passe la majeure partie de ces conversations téléphoniques, pendant lesquelles je ne peux m'empêcher de hausser le ton de la voix et de faire les cent pas comme un italien.
Enfin, je lui propose que ce soit ma mère qui vienne lui prendre l'ordinateur. Elle accepte mais bien évidemment c'est à moi d'appeler ma mère. Heureusement qu'elle est là ma maman. Il faudra que je lui offre quelque chose. Je ne sais pas encore quoi.
Et voilà, l'affaire est résolue par une de mes superbes idées finalement, mais je ne suis pas très fier de celle là et j'aurai préféré ne pas être mis au pied du mur.
Bref : Salooooooooooooooooooooooooooooooooooope !!!!
dimanche 6 avril 2008
L'insomnie
Bientôt 2h du mat', nuit blanche.
Je n'arrive pas à dormir. Trop de stress.
Cette semaine elle est tombée malade. Elle est alors devenue in-sup-por-ta-ble.
C'était juste une pharyngite. Maladie banale qui faillit bien évidemment la faire mourir plusieurs fois.
Je suis alors devenu un larbin. Incapable d'avoir une réflexion productive, toutes mes propositions restaient lettre morte. "Il faut aller chez le médecin" lui dis-je. "Mais non pas besoin et puis pas le temps, passe plutôt à la pharmacie m'acheter des médicaments" me rétorque-t-elle.
Résultat : près de 60 euros de pharmacie, tout ça pour des médicaments inefficaces !
Jeudi ce fut le pompon. Le matin, elle est au plus mal. Au prix d'efforts de négociation infinis, je parviens à la persuader de rester à la maison. Elle m'indique alors que son stagiaire a une réunion ce jour et qu'elle doit lui dire la salle. Le nom de la salle se trouve dans un de ses mails.
Je vais donc à l'ordinateur, armé de son mot de passe. Malheureusement trois essais infructueux plus tard le compte était bloqué. Elle avait oublié de me signaler une majuscule.
Je pars donc en lui promettant qu'en arrivant j'irai illico prévenir le-dit stagiaire.
Le hasard est en marche. Au boulot, personne. Pas de stagiaire, pas de chef, et une réunion qui m'attend à 9h. J'y vais !
A 8h59, elle appelle. Je décroche en sortant précipitamment de la salle, devant mes pairs. Je réponds rapidement que je suis en réunion et que son problème n'est pas trop grave, sous entendu qu'elle peut se débrouiller seule.
La réunion passe et je reçois des messages et sms très véhéments, me reprochant d'avoir bloqué le compte et d'être insensible, soulignant que si elle était en train de mourir, je ne serai pas là pour elle.
T'es pas en train de mourir connasse alors te plaint pas !!!
Il paraît que pour débloquer un compte il faut qu'une autre personne envoie un mail à une adresse particulière en disant "je demande que l'on débloque le compte tant de ma collègue". J'envoie donc. Peu après je reçois la réponse de déblocage, mais ça ne fonctionne toujours pas.
La réunion est enfin finie. Je vais dans mon bureau, chamboulé par les appels incessants et les messages menaçants. J'envoie un nouveau message pour demander cette fois-ci la réinitialisation du mot de passe. Peu après je reçois son nouveau mot de passe et me connecte. Je découvre alors qu'elle avait en fait réussi à se connecter après ma première opération, le tout sans m'en avertir ! Du coup, j'ai eu droit à une scène mémorable où elle m'a reproché d'avoir trop bien fait.
Entretemps, tout cela m'a donné un mal de crâne invalidant. Je vais déjeuner à l'extérieur, une salade, tout ce que je peux avaler. Je cherche un endroit sympa en voiture pour m'installer. Je trouve une rue dans un village des alentours, d'où l'on a un splendide panorama sur Auchan...
Je déprime un peu mais la tête va mieux.
De retour au bureau je l'ai au téléphone et le ton est pire que jamais. Elle ose me dire qu'elle se demande si j'ai encore envie de vivre avec elle. Elle sait que ce genre de manipulation simpliste marche pas mal sur moi. Seulement là je suis excédé et je lui réponds du tac au tac que oui, je ne veux plus vivre avec elle. "That was this close, Jef !" Enervements de sa part, et une phrase clef : "Tu crois qu'on peut me quitter aussi simplement que ça ?" Comme si j'étais vraiment prisonnier. C'en est du moins une sorte d'aveu. Je raccroche.
Peu après, elle m'envoie un message pour me dire que quand je suis dans la merde elle me soutiens. Sous entendu mon gars, t'as pas le droit de me lâcher. Quelques instants plus tard, je l'appelle et fait comme si de rien n'était en lui demandant ce qu'elle a fait cet après-midi et ce qu'elle veut faire ce soir.
Et voilà, je suis rentré, tout a repris son cours et personne n'a reparlé de cette conversation ! Depuis je suis dégoûté et je cherche encore mes couilles pour tout lui déballer.
Qui plus est, ce week-end elle a bossé à mort et m'a mis à contribution. A nouveau je n'étais bon qu'à faire du powerpoint de base, de la cuisine, le ménage, etc.
Je ne m'estime pas vraiment. Je m'énerve moi-même. Je fais de la boxe dans le vide dans la cuisine, quand elle ne voit pas.
Je la hais.
Je vous laisse.
Je n'arrive pas à dormir. Trop de stress.
Cette semaine elle est tombée malade. Elle est alors devenue in-sup-por-ta-ble.
C'était juste une pharyngite. Maladie banale qui faillit bien évidemment la faire mourir plusieurs fois.
Je suis alors devenu un larbin. Incapable d'avoir une réflexion productive, toutes mes propositions restaient lettre morte. "Il faut aller chez le médecin" lui dis-je. "Mais non pas besoin et puis pas le temps, passe plutôt à la pharmacie m'acheter des médicaments" me rétorque-t-elle.
Résultat : près de 60 euros de pharmacie, tout ça pour des médicaments inefficaces !
Jeudi ce fut le pompon. Le matin, elle est au plus mal. Au prix d'efforts de négociation infinis, je parviens à la persuader de rester à la maison. Elle m'indique alors que son stagiaire a une réunion ce jour et qu'elle doit lui dire la salle. Le nom de la salle se trouve dans un de ses mails.
Je vais donc à l'ordinateur, armé de son mot de passe. Malheureusement trois essais infructueux plus tard le compte était bloqué. Elle avait oublié de me signaler une majuscule.
Je pars donc en lui promettant qu'en arrivant j'irai illico prévenir le-dit stagiaire.
Le hasard est en marche. Au boulot, personne. Pas de stagiaire, pas de chef, et une réunion qui m'attend à 9h. J'y vais !
A 8h59, elle appelle. Je décroche en sortant précipitamment de la salle, devant mes pairs. Je réponds rapidement que je suis en réunion et que son problème n'est pas trop grave, sous entendu qu'elle peut se débrouiller seule.
La réunion passe et je reçois des messages et sms très véhéments, me reprochant d'avoir bloqué le compte et d'être insensible, soulignant que si elle était en train de mourir, je ne serai pas là pour elle.
T'es pas en train de mourir connasse alors te plaint pas !!!
Il paraît que pour débloquer un compte il faut qu'une autre personne envoie un mail à une adresse particulière en disant "je demande que l'on débloque le compte tant de ma collègue". J'envoie donc. Peu après je reçois la réponse de déblocage, mais ça ne fonctionne toujours pas.
La réunion est enfin finie. Je vais dans mon bureau, chamboulé par les appels incessants et les messages menaçants. J'envoie un nouveau message pour demander cette fois-ci la réinitialisation du mot de passe. Peu après je reçois son nouveau mot de passe et me connecte. Je découvre alors qu'elle avait en fait réussi à se connecter après ma première opération, le tout sans m'en avertir ! Du coup, j'ai eu droit à une scène mémorable où elle m'a reproché d'avoir trop bien fait.
Entretemps, tout cela m'a donné un mal de crâne invalidant. Je vais déjeuner à l'extérieur, une salade, tout ce que je peux avaler. Je cherche un endroit sympa en voiture pour m'installer. Je trouve une rue dans un village des alentours, d'où l'on a un splendide panorama sur Auchan...
Je déprime un peu mais la tête va mieux.
De retour au bureau je l'ai au téléphone et le ton est pire que jamais. Elle ose me dire qu'elle se demande si j'ai encore envie de vivre avec elle. Elle sait que ce genre de manipulation simpliste marche pas mal sur moi. Seulement là je suis excédé et je lui réponds du tac au tac que oui, je ne veux plus vivre avec elle. "That was this close, Jef !" Enervements de sa part, et une phrase clef : "Tu crois qu'on peut me quitter aussi simplement que ça ?" Comme si j'étais vraiment prisonnier. C'en est du moins une sorte d'aveu. Je raccroche.
Peu après, elle m'envoie un message pour me dire que quand je suis dans la merde elle me soutiens. Sous entendu mon gars, t'as pas le droit de me lâcher. Quelques instants plus tard, je l'appelle et fait comme si de rien n'était en lui demandant ce qu'elle a fait cet après-midi et ce qu'elle veut faire ce soir.
Et voilà, je suis rentré, tout a repris son cours et personne n'a reparlé de cette conversation ! Depuis je suis dégoûté et je cherche encore mes couilles pour tout lui déballer.
Qui plus est, ce week-end elle a bossé à mort et m'a mis à contribution. A nouveau je n'étais bon qu'à faire du powerpoint de base, de la cuisine, le ménage, etc.
Je ne m'estime pas vraiment. Je m'énerve moi-même. Je fais de la boxe dans le vide dans la cuisine, quand elle ne voit pas.
Je la hais.
Je vous laisse.
mardi 19 février 2008
La guerre
Hier soir, ce fut la guerre.
Nous rentrâmes fort maris par notre journée. Je n'eus qu'une seule envie en arrivant, me coucher. Hors ma mie, elle, voulut que son divertisseur habituel, moi, lui trouve une idée pour se les changer.
Malgré le vide intersidéral qui régnait dans ma tête à ce moment là, j'essayai de lui faire plaisir en lui amenant un petit goûter : des pommes coupées et des clémentines décortiquées avec du thé à la pêche.
Et là, grosse grosse gueule de sa part. Pas un mot. Je questionnai. Rien. Je cuisinai. Que de chique.
La soirée partit en sucette.
Nous décidâmes alors d'un commun accord tacite que nous allions passer la soirée chacun de notre côté. Elle se réfugia sur l'ordi. Elle finit avec le temps par me piquer mon meilleur pote. Je me retrouvai sur le canapé à mater la télé seul comme un crevard.
A un moment donné elle se décida à me parler et m'annonça que mon goûter fut de merde. Le thé chaud ne convenait pas à des clémentines froides, sans parler de l'acidité de ces petites bêtes là. Autrement dit, oubliées les lois impossibles à coupler que j'ai dû prendre en compte pour réaliser ce goûter : pas de soda car ça fait grossir et c'est froid, pas de petit gâteau car ça fait grossir, pas de chips ni de fromage car ça fait grossir. Bref, avec le goûter parfait, fruit d'une réflexion intense et rigoureuse, je me plantai.
Je ne me démontai pas et lui répondis de se taire. Ce qu'elle ne fit pas. Alors j'allai sur une chaise et lui fis mon pire regard, que je ne devais plus quitter de la soirée. Sourcils froncés, bouche tombante, yeux perçants. C'est dur à maintenir, mais ça vaut le coup. Grâce à cela je calmai sur le champ la discussion et réussis à embrayer sur la télé, une émission sur l'eau.
Puis ma mère appela. Elle ne pouvait pas trouver meilleur moment ! J'essayai de faire semblant mais je n'arrivai pas à desserrer les dents. Cela me fit plaisir tout de même, comme une pause de douceur dans cette soirée à jeter par la fenêtre.
Je continuai ma gueule jusqu'au dîner puis en soirée. Pendant ce temps, elle reprit une attitude normale, et même inquiète pendant le film. Et moi, que de la gueule, une bonne grosse gueule, et elle qui ne pouvait rien dire. Ce fut jouissif.
Elle tenta des câlins, tenta de me faire parler. Rien. Je lâchais les quelques mots nécessaires pour qu'elle ne m'emmerde pas et qu'on ne parte pas sur des débats philosophiques du type "et nous ?".
Et enfin vint le coucher salvateur. Je pus lire un bout du Zubial. Une vraie délivrance. Je le lus à haute voix. Je veux lui lire tout le bouquin à haute voix, avec l'espoir vain qu'elle comprenne un jour.
Ensuite nous nous endormîmes jusqu'au matin.
Je ne quitte pas ma gueule. La suite au prochain épisode.
Nous rentrâmes fort maris par notre journée. Je n'eus qu'une seule envie en arrivant, me coucher. Hors ma mie, elle, voulut que son divertisseur habituel, moi, lui trouve une idée pour se les changer.
Malgré le vide intersidéral qui régnait dans ma tête à ce moment là, j'essayai de lui faire plaisir en lui amenant un petit goûter : des pommes coupées et des clémentines décortiquées avec du thé à la pêche.
Et là, grosse grosse gueule de sa part. Pas un mot. Je questionnai. Rien. Je cuisinai. Que de chique.
La soirée partit en sucette.
Nous décidâmes alors d'un commun accord tacite que nous allions passer la soirée chacun de notre côté. Elle se réfugia sur l'ordi. Elle finit avec le temps par me piquer mon meilleur pote. Je me retrouvai sur le canapé à mater la télé seul comme un crevard.
A un moment donné elle se décida à me parler et m'annonça que mon goûter fut de merde. Le thé chaud ne convenait pas à des clémentines froides, sans parler de l'acidité de ces petites bêtes là. Autrement dit, oubliées les lois impossibles à coupler que j'ai dû prendre en compte pour réaliser ce goûter : pas de soda car ça fait grossir et c'est froid, pas de petit gâteau car ça fait grossir, pas de chips ni de fromage car ça fait grossir. Bref, avec le goûter parfait, fruit d'une réflexion intense et rigoureuse, je me plantai.
Je ne me démontai pas et lui répondis de se taire. Ce qu'elle ne fit pas. Alors j'allai sur une chaise et lui fis mon pire regard, que je ne devais plus quitter de la soirée. Sourcils froncés, bouche tombante, yeux perçants. C'est dur à maintenir, mais ça vaut le coup. Grâce à cela je calmai sur le champ la discussion et réussis à embrayer sur la télé, une émission sur l'eau.
Puis ma mère appela. Elle ne pouvait pas trouver meilleur moment ! J'essayai de faire semblant mais je n'arrivai pas à desserrer les dents. Cela me fit plaisir tout de même, comme une pause de douceur dans cette soirée à jeter par la fenêtre.
Je continuai ma gueule jusqu'au dîner puis en soirée. Pendant ce temps, elle reprit une attitude normale, et même inquiète pendant le film. Et moi, que de la gueule, une bonne grosse gueule, et elle qui ne pouvait rien dire. Ce fut jouissif.
Elle tenta des câlins, tenta de me faire parler. Rien. Je lâchais les quelques mots nécessaires pour qu'elle ne m'emmerde pas et qu'on ne parte pas sur des débats philosophiques du type "et nous ?".
Et enfin vint le coucher salvateur. Je pus lire un bout du Zubial. Une vraie délivrance. Je le lus à haute voix. Je veux lui lire tout le bouquin à haute voix, avec l'espoir vain qu'elle comprenne un jour.
Ensuite nous nous endormîmes jusqu'au matin.
Je ne quitte pas ma gueule. La suite au prochain épisode.
jeudi 14 février 2008
Le harcèlement moral
Aujourd'hui mon patron ne m'a pas raté dans le bureau de la secrétaire. Je note ici ces faits pour ne pas les oublier le jour de son procès pour harcèlement moral.
J'entre. Il est au milieu de ses poules. Une technicienne pro de la qualité, une blonde de la communication et la secrétaire à proprement parler. Je vais vers son bureau pour lui demander un service. A peine entré dans la salle, le patron dit "tiens lui c'est un olfactif". Epidermique que je suis, je réagis d'un regard envers l'assistance avec le sens "mais qu'est-ce qu'il dit celui là ?" et j'ai dit "je vois que j'arrive en plein milieu d'une conversation." Puis je suis allé vers la secrétaire pour lui demander ce service et il ne m'a pas lâché. Il m'a demandé d'arrêter de baver devant elle, que c'était sugjestif. Je ne me suis pas démonté, l'ai ignoré et ai poursuit ma commande. Puis je me suis en allé et la troupe s'est dispersé.
Je crois que je vais leur faire la gueule pendant un bon bout de temps.
J'entre. Il est au milieu de ses poules. Une technicienne pro de la qualité, une blonde de la communication et la secrétaire à proprement parler. Je vais vers son bureau pour lui demander un service. A peine entré dans la salle, le patron dit "tiens lui c'est un olfactif". Epidermique que je suis, je réagis d'un regard envers l'assistance avec le sens "mais qu'est-ce qu'il dit celui là ?" et j'ai dit "je vois que j'arrive en plein milieu d'une conversation." Puis je suis allé vers la secrétaire pour lui demander ce service et il ne m'a pas lâché. Il m'a demandé d'arrêter de baver devant elle, que c'était sugjestif. Je ne me suis pas démonté, l'ai ignoré et ai poursuit ma commande. Puis je me suis en allé et la troupe s'est dispersé.
Je crois que je vais leur faire la gueule pendant un bon bout de temps.
mardi 12 février 2008
La malade chronique
Ceci est un message d'énumération des maladies. Il sera réédité plusieurs fois à l'avenir. N'hésitez pas à vous y référer, c'est très instructif.
Aujourd'hui 12 février 2008, mal de tête, début des règles. "Je crois que je suis malade."
Le 13 février 2008, le mal a empiré. Gorge prise, je crois qu'elle ne va pas passer la nuit, surtout qu'il ne nous reste plus de médicament contre les rhumes. La dèche !
Le 18 février 2008, entorse de l'épaule gauche suite à un faux mouvement le matin au réveil. Du coup, on n'entend plus parler du pseudo rhume. Il s'est effacé de lui même devant l'ampleur de ce nouveau mal. Il y a de quoi ! Rendez-vous chez le médecin, et comme cette bloubiboulga ne peut avaler d'antiinflammatoire à cause de son estomac, c'est bibi qui se retrouve à faire les massages de Nifluril. Heureusement, ça ne sent pas comme le Ketum. Au passage, notons que le médecin lui a refilé une tonne de médocs... pour son estomac ! Espérons qu'enfin cela fera effet.
Le 26 août 2008, je reprends ce message car il n'est pas assez utilisé ! Ces derniers temps c'est mal de ventre, mal de dos, mal dans tous les muscles. Bien sûr, on continue d'acheter des médicaments à prix d'or sans penser à aller chez le médecin. Mais je lutte, je lui explique calmement à chaque fois que ce n'est pas une bonne idée. Je pense que je progresse, la dernière fois c'est elle qui a payé le pharmacien. Ah j'oubliais, en ce moment dès que je la contrarie un peu elle me sort le mal de ventre lié aux mauvaises idées. Ca comment à devenir un peu gros à avaler. Elle baisse dans ses performances. L'aurais-je usée ? L'espoir fait vivre...
Aujourd'hui 12 février 2008, mal de tête, début des règles. "Je crois que je suis malade."
Le 13 février 2008, le mal a empiré. Gorge prise, je crois qu'elle ne va pas passer la nuit, surtout qu'il ne nous reste plus de médicament contre les rhumes. La dèche !
Le 18 février 2008, entorse de l'épaule gauche suite à un faux mouvement le matin au réveil. Du coup, on n'entend plus parler du pseudo rhume. Il s'est effacé de lui même devant l'ampleur de ce nouveau mal. Il y a de quoi ! Rendez-vous chez le médecin, et comme cette bloubiboulga ne peut avaler d'antiinflammatoire à cause de son estomac, c'est bibi qui se retrouve à faire les massages de Nifluril. Heureusement, ça ne sent pas comme le Ketum. Au passage, notons que le médecin lui a refilé une tonne de médocs... pour son estomac ! Espérons qu'enfin cela fera effet.
Le 26 août 2008, je reprends ce message car il n'est pas assez utilisé ! Ces derniers temps c'est mal de ventre, mal de dos, mal dans tous les muscles. Bien sûr, on continue d'acheter des médicaments à prix d'or sans penser à aller chez le médecin. Mais je lutte, je lui explique calmement à chaque fois que ce n'est pas une bonne idée. Je pense que je progresse, la dernière fois c'est elle qui a payé le pharmacien. Ah j'oubliais, en ce moment dès que je la contrarie un peu elle me sort le mal de ventre lié aux mauvaises idées. Ca comment à devenir un peu gros à avaler. Elle baisse dans ses performances. L'aurais-je usée ? L'espoir fait vivre...
lundi 11 février 2008
L'éclaircie
Hier c'était le calme. Elle était étrangement de très bonne humeur. Allah seul sait pour quelle raison. Du coup je me suis résigné à ne pas lui dire tout ce que j'ai sur le coeur et à quel point notre relation ne tient qu'à un fil. C'est d'autant plus étrange qu'elle m'a appris le mot "lâche" en arabe. Il y a de ces coïncidences dans la vie...
A quand la prochaine tempête ? Avis météo défavorable sur mercredi, jour hebdomadaire du badminton. Le temps se dégradera progressivement jusqu'au week-end où nous retrouverons des bourrasques de vent et des averses en continu sur tout le territoire, "avec tout de même, de temps en temps, quelques éclaircies."
A quand la prochaine tempête ? Avis météo défavorable sur mercredi, jour hebdomadaire du badminton. Le temps se dégradera progressivement jusqu'au week-end où nous retrouverons des bourrasques de vent et des averses en continu sur tout le territoire, "avec tout de même, de temps en temps, quelques éclaircies."
Inscription à :
Articles (Atom)